La fille de l'air
   
     
 
   "Jouer la fille de l'air" : s'échapper, s'évader, s'enfuir. 
        L'année 1837 fait connaître la "fille de l'air". C'est, d'une part, le titre d'un
lieder du compositeur allemand Giacomo Meyerbeer (qui vivait alors à Paris) et aussi celui des fantaisies théâtrales des frères Charles-Théodore et Jean-Hippolyte COGNIARD ("La fille de l'air") ou de Charles HONORÉ et Michel DELAPORTE ("La fille de l'air dans son ménage").
         Honoré DAUMIER, à la même époque, celle du "ballon dirigeable", l'a aussi caricaturée .
         De cette période partent les références. Mais l'expression avait des racines plus anciennes dont on trouve une trace chez La Fontaine (en 1668) sous la forme d'une dispute entre la Moûche & La Fourmy
 
     
 
Depuis lors, on le sait, l'air a fait beaucoup de filles, de tous les âges et assez différentes dans leurs manières (il sait disperser la semence).
 
     
 
Et l'une d'elles vient danser
chez nous
(si, d'un souffle plus ou moins affectueux, l'air le lui permet)